Ce rapport décrit l’évolution de la concurrence depuis 2006 entre les fonds gérés passivement et ceux gérés activement au Canada et aux États-Unis.

En 2018, la part de marché des fonds passifs canadiens est passée de 10,0 % à 10,5 %, compte tenu d’apports positifs de près de 9 milliards de dollars. Les fonds actifs ont, quant à eux, engrangé des apports totalisant 6 milliards de dollars. Nous estimons le ratio des frais de gestion des fonds passifs à seulement 0,30 % contre 1,66 % pour les fonds actifs. Aux États-Unis, la part de marché des fonds passifs est passée de 35 % à 37 %. Les fonds passifs y ont attiré 453 milliards de dollars. Les fonds actifs ont par contre enregistré des décaissements totalisant 304 milliards de dollars.

Depuis 2007, la part de marché des fonds passifs au Canada a doublé, passant de 4,8 % à 10,5 %. Durant cette période, les fonds passifs ont attiré un apport net de 70 milliards de dollars, contre 83 milliards pour les fonds actifs. Aux États-Unis, depuis 2006, les fonds passifs ont plus que doublé leur part de marché, de 16 % à 37 %, et ont attiré un montant net de 3,8 billions de dollars, contre seulement 583 milliards pour les fonds actifs.

Globalement, les fonds passifs gagnent lentement du terrain au Canada, tandis qu’ils accroissent rapidement leur part de marché aux États-Unis. Si les fonds passifs devaient poursuivre leur lancée, ils pourraient dépasser le seuil des 50 % du secteur des fonds d’investissement aux États-Unis d’ici 2025. Nous soulignons également les économies importantes obtenues par les investisseurs canadiens qui optent pour les fonds passifs. Compte tenu de l’écart substantiel de 1,36 % entre les frais des fonds actifs et passifs, nous estimons que les investisseurs passifs ont épargné 1,6 milliards de dollars en 2018. À notre avis, un gestionnaire actif doit posséder des habiletés exceptionnelles pour espérer surmonter l’obstacle que représente un tel écart de frais.

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