Service de recherche

Marchés émergents : est-ce le moment de sortir?

4 septembre 2015 - 0 commentaires

La turbulence dans le marché des actions chinoises fait couler beaucoup d’encre dans les médias depuis maintenant plusieurs mois. De plus en plus d’investisseurs s’inquiètent à propos des actions de marchés émergents (ME), qui ont produit des rendements inférieurs à ceux des marchés canadien, américain et des autres pays développés au cours des cinq dernières années. Un article extrêmement négatif paru dans The Guardian semble confirmer ces inquiétudes. Est-ce justifié?

Ce que dit l’article

The Guardian cite une analyse fournie par la banque NN Investment Partners, qui concluait que les ME ont subi une fuite de capitaux de 1 billion de dollars dans la dernière année. Cette ruée vers la sortie résulterait de la crainte d’une récession en Chine, d’un ralentissement généralisé de la croissance économique des économies émergentes, du risque de dévaluation compétitive des devises par les pays développés et de la situation militaire incertaine en Turquie (causée par la proximité de la Syrie).

Est-ce une surprise?

La fuite de capitaux de 1 billion de dollars est le seul élément nouveau pour nous. Ce chiffre témoigne sans doute de l’inconfort des marchés financiers. Toutefois, les actions des ME sont évaluées à un ratio cours/bénéfice nettement moins élevé que celles des marchés développés, ce qui reflète une prime de risque  importante. Autrement dit, les ME semblent plus risqués, mais leur rendement potentiel en tient compte.

Quelques faits éclairants

Bien que l’article du Guardian ne suggère nullement de vendre les actions des ME, on pourrait l’interpréter ainsi compte tenu de son ton très pessimiste. Or, malgré la baisse importante enregistrée en août, l’indice MSCI des marchés émergents affiche un rendement positif de 0,4 % (en dollars canadiens) depuis le début de l’année. Autre élément important à prendre en considération, les ME sont toujours plus risqués que les marchés développés, pas seulement cette année. Enfin, il faut se rappeler que les investisseurs qui ont liquidé leurs actions européennes lorsque la crise des PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne) s’est déclarée en 2011-2012 n’ont pas profité du rendement de 20,8 % enregistré par ces actions pour les trois dernières années. Vendre lorsqu’un marché devient plus risqué n’est pas une recette pour améliorer le rendement.

Comment PWL gère-t-elle le risque des marchés émergents?

Nous croyons qu’il faut gérer le risque des marchés émergents plutôt que de l’éviter. PWL gère le risque en limitant la pondération des actions de ME dans nos portefeuilles entre 10 % et 20 % de la portion en actions. Nous nous abstenons d’avoir des positions concentrées dans un titre ou même un pays en particulier. Enfin, PWL investit par l’intermédiaire de fonds qui mettent l’accent sur les actions de ME cotées sur les grandes places boursières comme Londres, Hong Kong et New York. Nous nous assurons ainsi que les sociétés en portefeuille se conforment aux normes les plus rigoureuses de comptabilité et de gouvernance ainsi qu’à d’autres exigences réglementaires.

Par : Raymond Kerzérho avec 0 commentaires.
Commentaires
Ce blogue n'a pas reçu de commentaires.