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26 mars 2014

Pourquoi investir dans les FNB?

Cette semaine, la firme de gestion d’actifs Blackrock a annoncé une réduction drastique des honoraires de gestion de certains de ses fonds négociés en bourse (FNB). Bien que je n’analyserai pas cette réduction dans le détail (un autre article le fait très bien), il est bon de savoir que par exemple, l’honoraire de gestion du FNB iShares S&P/TSX Capped Composite a été réduit de 80 %! Grâce à la révolution des FNB, les particuliers peuvent investir à la manière des grandes institutions comme Ontario Teachers ou la Caisse de Dépôt du Québec, avec des tarifs similaires. Ce qui mène à ma prochaine question : pourquoi investir dans les FNB? Est-ce uniquement une question d’honoraires?  

En fait, il existe plusieurs raisons en-dehors des honoraires pour lesquelles PWL a choisi, depuis 2000, d’investir dans les FNB :

  1. Élimination des conflits d’intérêt : les FNB ont permis à PWL de se bâtir sur un modèle d’entreprise indépendante, exempte de vente à commission de produits financiers, d’inventaires de titres et de produits-maison. PWL choisi des placements strictement dans l’intérêt de ses clients.
  2. Transparence : les titres sous-jacents aux FNB sont généralement divulgués et connus à tout moment.
  3. Capturer le marché : Les actions produisent généralement des rendements positifs à long terme. Un danger qui guette les investisseurs est de rater les rendements positifs à cause d’une piètre sélection de titres ou d’opérations de sortie et d’entrée de marché au mauvais moment. Les FNB protègent les investisseurs contre ce danger, puisqu’ils reproduisent un indice de marché et investissent en tous temps l’entièreté des fonds qui leur sont confiés.
  4. Discipline : Les FNB rendent le processus de placement moins émotif. Détenir des FNB est plutôt ennuyant comparativement à choisir des titres individuels. Dans le domaine du placement, le fait d’être ennuyant est avantageux, car cela réduit le risque de commettre de graves erreurs mentales telles que liquider ses actions après des pertes soutenues ou au contraire, d’accumuler trop d’actions après des gains à répétition.
  5. Se concentrer sur ce qui compte vraiment : Les FNB aident l’investisseur à river son attention sur la répartition des actifs, le rééquilibrage du portefeuille et la planification fiscale, notamment.
  6. Faibles coûts de transactions : la majorité des FNB calquent un indice d’actions ou d’obligations. Puisque les titres qui constituent l’indice changent peu, la composition des FNB elle-même est stable. Il en résulte des frais de transaction réduits qui bonifient les rendements pour nos investisseurs.
  7. Réduire les impôts : À cause du peu de transactions, les FNB engendrent très peu de gains en capitaux imposables et permet aux clients de PWL d’économiser.

On résume souvent les avantages des FNB à de faibles honoraires de gestion. Ces derniers ne représentent toutefois qu’une partie de leur valeur ajoutée. Lorsqu’utilisés judicieusement, les FNB ainsi que les autres véhicules de placement fondés sur les marchés (plutôt que sur des prédictions) vous offrent d’importants gains en termes de gouvernance, de frais de transaction et d’impôt. PWL travaille avec les FNB depuis près de quinze ans et est pionnière dans l’art de capturer ces gains pour ses clients. 

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires
4 mars 2014

La preuve que risque et volatilité ne sont pas une seule et même chose

La manière habituelle d’envisager les placements est simple : plus la valeur d’un placement fluctue, plus il est risqué. Bien que cette affirmation soit souvent correcte, il arrive aussi parfois qu’elle soit fausse. Les marchés financiers canadiens nous en fournissent un bon exemple cette semaine.

La caisse de retraite OMERS (Ontario Municipal Employee Retirement System) vient d’annoncer un rendement décevant de 6,5 % pour 2013, lequel pâlit en comparaison d’une moyenne de 14 % pour l’ensemble des caisses de retraite canadiennes selon  RBC Investor & Treasury Services. Cela signifie-t-il qu’OMERS a mal géré ses placements? Pas nécessairement.

Le portefeuille d’actions d’OMERS a livré un rendement supérieur à 20 %, tandis que son immense portefeuille de placements privés a livré plus de 15 %. Alors, où est le problème?

Le portefeuille d’obligations de la caisse de retraite était investi massivement dans les obligations gouvernementales à rendement réel de longue échéance. Ces titres, dont la valeur nominale s’ajuste selon l’indice des prix à la consommation à tous les mois, comportent l’avantage d’offrir un rendement sûr et exempt de risque relié à l’inflation à condition de les conserver jusqu’à échéance. Par contre, ces derniers comportent l’inconvénient d’être extrêmement sensibles aux changements de taux d’intérêt de long terme. Et puisque que ce taux a grimpé de près de 0,90 % en 2013, la valeur des obligations à rendement réel a plongé1 et ce qui a annulé une grande partie des gains réalisés par le reste du portefeuille.

En bref, les obligations à rendement réel de longue échéance représentent probablement le placement le plus sûr qui soit  pour une caisse de retraite qui devra payer des rentes au cours des trente prochaines années et au-delà. Il n’empêche que ces obligations sont extrêmement volatiles et qu’à cause de leur perte de valeur, 2013 passera à l’histoire comme l’année où OMERS a été surclassée par la grande majorité de ses pairs.

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  1. TL’indice DEX des obligations à rendement réel a produit un rendement de -13 % en 2013

  2. Sources : OMERs, Morningstar Encorr, Bloomberg

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires