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19 février 2014

L’opinion du plus grand émetteur d’obligations à propos des taux d’intérêt

De nombreux investisseurs se demandent quoi faire de la portion obligations de leur portefeuille. Ne serait-ce pas merveilleux s’ils pouvaient bénéficier d’un conseil de la part des meilleurs experts au Canada? C’est justement ce qui s’est produit la semaine dernière.

Un rapport intitulé « Stratégie de gestion de la dette » a été déposé en même temps que le budget fédéral par le ministère des finances. En quoi cela vous concerne-t-il? Le gouvernement fédéral est de loin le plus grand émetteur d’obligations au Canada et il emploie l’une des meilleures équipes d’experts en obligations au pays.

Alors, que disent-ils? Ils affirment que le gouvernement fédéral entend allonger l’échéance moyenne de son portefeuille de dettes. Depuis 2012, il émet davantage de titres échéant dans 10 ans et 30 ans et il entend poursuivre dans cette direction. Ceci permettra au gouvernement de bénéficier sur une plus longue période les faibles taux présentement en vigueur et de retarder l’augmentation de ses frais d’intérêt lorsque les taux retourneront à la hausse.

Que cela signifie-t-il pour les investisseurs? Le gouvernement est un émetteur d’obligations et par conséquent, il est emprunteur. Le travail du ministère des finances est de minimiser les paiements d’intérêt encourus par le gouvernement au fil des années. Les investisseurs, eux, sont au contraire des prêteurs : ils veulent maximiser leurs revenus d’intérêt. Si les experts du ministère des finances ont raison, la plupart des investisseurs amélioreront probablement le rendement et/ou réduiront le risque de leur portefeuille s’ils s’en tiennent à des obligations de courte (disons moins de dix ans) échéance. 

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires
12 février 2014

Une excellente idée de placement

Nous avons récemment étudié huit grands gestionnaires de caisse de retraite canadiens de premier plan* pour mieux comprendre les nouvelles tendances en placement, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas parmi leurs pratiques. Parmi ces gestionnaires, Healthcare of Ontario Pension Plan (HOOPP), se démarque.

HOOPP a décidé de gérer non pas un, mais plutôt deux portefeuilles.

Tout d’abord, le « portefeuille de couverture du passif » est essentiellement un portefeuille voué à la réduction du risque. Il contient principalement des obligations de première qualité, dont les paiements d’intérêt permettent de couvrir en partie les rentes aux retraités.

Le deuxième portefeuille est appelé le « portefeuille de recherche du rendement ». Ce dernier calque de grands indices boursiers en plus d’inclure une brochette de stratégies alternatives, le tout visant à produire des rendements au-delà de ceux des actifs à faible risque.

PWL pense exactement de la même manière : les obligations visent à contrôler le risque; les actions, les fonds de placement immobilier et autres actifs à risque visent à générer du rendement excédentaire. En séparant la mission des classes d’actifs, nous pouvons configurer un portefeuille selon la capacité et le désir de chaque client à vivre avec le risque. Un tel portefeuille procure la discipline et le contrôle des émotions nécessaires à une expérience de placement réussie.

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Alberta Investment Management Corp, British Columbia Investment Management Corp, Caisse de Dépôt et Placement, Canada Pension Plan Investment Board, Healthcare of Ontario Pension Plan, PSP Investments, Ontario Municipal Employee Retirement System, Ontario Teachers’ Pension Plan   

 

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires