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28 juillet 2016

Attention à l’impôt retenu à la source

Il arrive que des auteurs deviennent la référence sur certains sujets en finance. C’est justement ce que mes collègues Justin Bender et Dan Bortolotti ont accompli avec leur rapport de recherche intitulé Foreign Withholding Taxes.

De nombreux investisseurs n’en sont pas informés, mais les gouvernements des pays étrangers s’emparent d’une partie du rendement de leur portefeuille en procédant à un prélèvement sur leurs dividendes avant même qu’ils soient versés dans leur compte. Pour les détenteurs de FNB, l’ampleur de cette ponction est déterminée par la structure du FNB et le type de compte (REER, CELI, compte imposable) dans lequel le fonds est détenu. Dans certains cas, les gouvernements étrangers se servent même deux fois dans vos dividendes à votre insu! Au bout du compte, vous pouvez épargner jusqu’à 0,43 % entre le FNB le plus cher et le moins cher dans certaines catégories. Dans un environnement où les obligations fédérales assorties d’une échéance de cinq ans rapportent à peine plus de 0,50 % d’intérêt, il s’agit d’une valeur ajoutée non négligeable!

Voici trois bonnes raisons de lire le rapport de Justin et Dan:

  1. La recette du colonel : Contrairement à la plupart des rapports publiés dans le secteur des services financiers, les auteurs expliquent en détail comment déterminer quels FNB sont moins chers du point de vue des retenues d’impôt à la source, plutôt que de se contenter d’un simple survol de la question.
  2. Un raccourci : Si vous ne voulez pas faire vous-même tout l’exercice de sélectionner vos propres FNB, le rapport fournit une analyse comparative de quatreFNB dans trois catégories, soit les actions américaines, les actions des pays développés et celles des pays émergents.
  3. Contexte : Plutôt que d’étudier la question des retenues d’impôt à la source de façon isolée, le rapport passe en revue les raisons pour lesquelles vous pourriez favoriser ou non les FNB présentant les plus faibles retenues à la source. Ces facteurs incluent les frais de conversion de devises, les erreurs d’échantillonnage et, bien sûr, le ratio des frais de gestion (RFG).

La majorité des acheteurs de FNB se fient entièrement au ratio des frais de gestion pour en déterminer les coûts, mais il arrive qu’un mauvais choix coûte plus cher en retenues d’impôt à la source qu’en frais de gestion. Les investisseurs ont tout intérêt à en savoir le plus possible sur ce sujet.

Par : Raymond Kerzérho | 0 commentaires