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La Banque du Canada et le système financier

18 décembre 2015 - 0 commentaires

Cette semaine, la Banque du Canada a publié sa Revue du système financier. Ce rapport, qui analyse tous les six mois les plus importants risques pour la stabilité économique du pays, est une mine d’informations pour les investisseurs.
Nous en avons retenu les trois éléments suivants

1. Le risque le plus important pour la stabilité financière est celui d’une récession

Le risque d’une récession canadienne, qui pourrait être provoquée par le taux d’endettement excessif des consommateurs et la faiblesse des prix des matières premières, milite en faveur de la diversification mondiale. Moins tributaire du comportement de quelques secteurs d’activité ou d’une population en particulier, un portefeuille mondial offre une performance beaucoup plus stable qu’un portefeuille de titres uniquement canadiens.

2. Les marchés obligataires sont devenus moins liquides en raison des nouvelles réglementations de l’après-2008

Plusieurs intervenants de marché croient que les nouveaux règlements encadrant les banques ont eu pour effet secondaire d’accroître le risque de liquidité du marché obligataire, du fait que les maisons de courtage détenues par les banques ne sont pas autorisées à courir un risque aussi grand qu’auparavant dans la gestion de leur inventaire d’obligations   . En réponse à ce nouveau risque, il est primordial que l’investisseur demeure fidèle à son profil. L’investisseur à long terme devra en effet résister à la tentation d’emboîter le pas aux mouvements de panique, à la hausse comme à la baisse. Il évitera ainsi le risque lié à la liquidité.

3. Les écarts de crédit se sont élargis substantiellement depuis cet été

Les écarts sur les obligations de sociétés se sont beaucoup élargis en 2015, mais plusieurs FNB investissant dans ces dernières ont bien résisté, et les rendements réalisés s’avèrent légèrement positifs. Encore une fois, c’est la diversification qui a permis de stabiliser le rendement. Les investisseurs astucieux ne veulent pas subir une perte importante par suite d’une trop grande concentration dans une seule obligation, surtout dans un contexte comme celui-ci.

Les marchés financiers sont toujours aussi imprévisibles, et les changements dans la réglementation et la structure du marché (tels que l’émergence des bourses alternatives) ont alimenté l’apparition de nouveaux risques. Dans un tel environnement, le portefeuille actif constitué des 20 à 30 titres nationaux détenus par de nombreux Canadiens n’est pas en mesure de produire des rendements stables. Par contre, un portefeuille hautement diversifié à l’échelle mondiale aplanira beaucoup les hauts et les bas des titres individuels et donnera lieu à un rendement plus constant.  

Par : Raymond Kerzérho avec 0 commentaires.
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