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Enseignements de la récente chute boursière

8 septembre 2011

Les investisseurs se rappelleront l’été 2011 pour son importante chute boursière. Les actions ont été frappées durement face à une possible récession, des négociations dysfonctionnelles du plafond de la dette américaine – suivies de la réduction de la cote de crédit du gouvernement – et l’absence de résolution des problèmes d’endettement en Europe. Entre le sommet (29 avril) et le creux (8 août) de l’année, l’indice S&P500 s’est déprécié de 18 %. Ces événements et l’anxiété qu’ils ont causée chez les investisseurs sont riches en enseignements.

  1. Les chutes boursières importantes sont fréquentes et ne devraient pas nous surprendre. Bien que leur moment précis soit imprévisible, toute stratégie de placement qui se respecte est fondée sur la prémisse que ces chutes se produiront. Une chute boursière n’est donc pas une bonne raison de changer de stratégie.
  2. Les chutes boursières importantes expliquent le rendement supérieur des actions en comparaison des obligations. Nous croyons que cette « prime de risque » des actions sert de compensation pour les chutes boursières graves qui surviennent à l’occasion plutôt que pour la volatilité courante.
  3. Il arrive parfois que des facteurs positifs émergent pendant ces chutes boursières. La chute des Bourses cet été s’est accompagnée d’une baisse importante des taux des obligations gouvernementales. Puisqu’actions et obligations rivalisent constamment pour attirer les capitaux, cette baisse de taux rend les actions plus attrayantes. Bien qu’il ne garantisse pas des rendements boursiers positifs dans les prochains mois, ce facteur apporte un soutien important aux prix des actions.

Des enseignements énoncés ci-dessus découlent quelques conseils pratiques :

  1. Les chutes boursières font partie de la vie des investisseurs : on doit s’y attendre et les accepter. Nous ne croyons pas qu’il y ait d’autre recette pour saisir les rendements boursiers que de vivre avec les hauts et les bas du marché.
  2. Détenez un portefeuille robuste. Nous avons souvent lu que la diversification « ne fonctionne pas » lors des chutes boursières. Mais celle-ci n’est pas une stratégie pour éviter ces chutes; elle vise plutôt à les traverser avec succès et à profiter pleinement de la reprise qui suit. À l’inverse, un portefeuille concentré peut subir des dommages permanents s’il détient les « mauvais » titres (à la Nortel) et rater la reprise. Un portefeuille robuste s’appuie aussi sur une politique de placement qui reflète les pondérations d’actions et d’obligations avec lesquelles vous êtes à l’aise, même lors des chutes boursières.
  3. Gardez à l’esprit que si les médias s’intéressent davantage aux mauvaises nouvelles, des développements positifs discrets peuvent rendre la situation beaucoup moins désespérée qu’à première vue.

Les portefeuilles PWL sont bâtis pour résister aux périodes baissières en Bourse. Si votre gestionnaire de portefeuille n’a pas de stratégie pour composer avec ces situations, nous croyons que vous devriez consulter un conseiller PWL.

Raymond Kerzérho

Président, comité de l’investissement et
Directeur de la recherche
PWL Capital Inc.