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Cinq caractéristiques des grands gestionnaires de caisses de retraite

10 juin 2011

PWL a récemment préparé une étude interne sur les faits saillants des rapports annuels de six grands gestionnaires de caisses de retraite canadiens*. Il en ressort cinq caractéristiques communes :

  1. Cinq des six gestionnaires recourent à la gestion indicielle. Parmi eux, la Caisse de dépôt et placement semble être l’institution qui l’utilise le plus intensivement : presque 40 % de ses placements boursiers sont indiciels.
  2. Ils investissent très peu dans les fonds de couverture : seul Teachers semble être fermement engagé dans cette voie, avec une pondération de 11 %.
  3. Entre 60 % et 80 % des placements boursiers sont faits dans des titres étrangers. Il semble que les grandes institutions croient aux vertus de la diversification internationale : dans tous les cas, les actions canadiennes comptent pour moins de 50 % de leurs placements boursiers.
  4. Les gestionnaires favorisent les placements immobiliers et d’infrastructure. Cette classe d’actif représente toujours plus de 10 % des actifs en portefeuille, le grand champion dans cette catégorie étant OMERS, avec 28 %. L’immobilier et les infrastructures sont reconnus pour produire des revenus réguliers qui croissent au rythme de l’inflation, un avantage considérable pour des organisations qui doivent payer des rentes mensuelles aux retraités.
  5. La moitié des gestionnaires étudiés ont une stratégie de couverture du risque de devises. Même si les fluctuations des devises ont tendance à s’annuler sur de très longues périodes, trois des six gestionnaires semblent croire que la couverture des devises en vaut le coût. Les six gestionnaires étant fortement exposés à ce risque, par l’entremise des actions et autres classes d’actifs étrangers, la décision en ce qui concerne la couverture des devises est cruciale.

Nos lecteurs réguliers noteront que la stratégie de portefeuille préconisée par PWL depuis une décennie recoupe les caractéristiques décrites ci-dessus. Gérer les portefeuilles de façon indicielle et éviter les fonds de couverture nous ont permis de réaliser le rendement du marché, de réduire au minimum les coûts pour nos clients et de les prémunir (autant que possible) contre les pertes importantes. En général, la proportion de nos placements en actions destinés aux marchés étrangers dépasse 50 %, ce qui produit des rendements plus stables qu’une concentration sur le marché canadien. Nos investissements en fonds de placement immobiliers et autres titres similaires aident les portefeuilles à produire des revenus plus élevés. Enfin, une couverture partielle ou totale du risque de devises nous aide également à stabiliser les rendements.

En définitive, les portefeuilles gérés par PWL ont produit des rendements relativement stables et les pertes importantes ont été évitées. Les portefeuilles se sont aussi bien rétablis de la crise financière de 2007 et 2008.
 

* Office d’investissement du Régime de pensions du Canada, Caisse de dépôt et placement du Québec, Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (Teachers), Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS), Alberta Investment Management Company, British Columbia Investment Management Corporation.

 

Raymond Kerzérho

Président, comité de l’investissement et
Directeur de la recherche
PWL Capital Inc.