La conformité

14 décembre 2016

Six choses que vous devez savoir sur les nouvelles obligations d’information du MRCC2

Et si vous étiez hypermétrope depuis toujours sans le savoir et que, pour vous, il était normal de voir trouble? Imaginez maintenant à quel point votre monde serait ébranlé si on vous donnait de bonnes lunettes de lecture.

Aussi étrange que cela puisse paraître, des millions d’investisseurs canadiens sont sur le point de vivre quelque chose de similaire en janvier 2017, lorsque les sociétés financières commenceront à fournir annuellement de l’information sur les frais ainsi que des rapports sur le rendement des placements, conformément au Modèle de relation conseiller-client – Phase 2 (MRCC2).

Êtes-vous prêt pour une image plus claire de vos placements? Voici, en six points, ce que les nouvelles obligations d’information du MRCC2 vous réservent.

1. Vous verrez ce que vous coûte directement vos services de placement.

Les frais que vous payez déjà pour les services financiers que vous recevez resteront sans doute les mêmes, mais désormais, vous y verrez plus clair grâce à une présentation détaillée des sommes que vous payez pour la gestion administrative de votre compte, les opérations de négociation, les conseils et d’autres services connexes.

2. Vous verrez aussi ce que vous coûte indirectement vos services de placement.

Vous êtes sur le point de connaître les sommes que votre conseiller financier reçoit à même les frais que vous payez aux fournisseurs de produits et de services tiers. Par exemple, si un fonds dans lequel vous investissez reverse une partie des frais qu’il reçoit à votre conseiller à titre de commission, la valeur de vos parts en est réduite d’autant. Au bout du compte, c’est vous qui assumez ces frais, et c’est pourquoi les organismes de réglementation qui ont élaboré le MRCC2 ont conclu qu’ils devaient être inclus dans les informations complètes sur les coûts des services financiers.

3. Vous verrez ces frais en dollars et cents. 

L’information sur les coûts fournie en vertu du MRCC2 sera présentée en dollars plutôt qu’en pourcentages, ce qui pourrait provoquer un choc. Par exemple, on dirait qu’il est plus facile d’accepter des frais annuels de 1 % sur des actifs de 1 million de dollars, que les 10 000 $ que cela représente. Selon nous, vos intérêts sont mieux servis lorsque vous êtes pleinement informé.

4. Vous ne verrez PAS ce que vos produits de placement vous coûtent. 

Le MRCC2 vous aide à faire un suivi des coûts de vos services financiers, mais il ne prévoit aucune nouvelle obligation d’information quant aux coûts des produits. Sur le plan pratique, cela fait en sorte qu’il est plus difficile de comparer les coûts globaux des différents types de relations conseiller-client. Les honoraires du « conseiller A » sont peut-être plus élevés que ceux du « banquier B », mais des conseils bon marché combinés à des produits onéreux peuvent vous coûter beaucoup plus cher à long terme. Un conseiller rémunéré par honoraires, qui sert au mieux vos intérêts à l’aide d’un portefeuille diversifié à l’échelle mondiale, à la fois avantageux sur le plan fiscal et à faibles coûts, est peut-être encore un choix sensé. (Pensez aux fonds communs de placement judicieusement structurés ou aux FNB.)

5. Vous en saurez plus sur le rendement de vos placements.

Le MRCC2 prévoit également un rapport annuel sur le rendement. Pour chacun des comptes que vous détenez, votre fournisseur de services financiers doit divulguer les renseignements suivants à compter du 1er janvier 2017 : 1) vos dépôts et vos retraits (en dollars); 2) la variation de la valeur (en dollars); et 3) votre taux de rendement sur un an, trois ans, cinq ans et dix ans (en pourcentages).

6. Il demeure important de faire des calculs vous-même (ou avec l’aide de votre conseiller).

La standardisation des rapports sur le rendement est certes un grand pas dans la bonne direction, mais on trouve tout de même des « hics » dans les directives du MRCC2. Tout d’abord, l’information sur le rendement au niveau du compte est intéressante, mais ça ne dit rien sur le rendement global de votre portefeuille, une donnée qui est aussi très importante. Si votre conseiller s’en tient aux directives du MRCC2 et s’abstient de fournir le rendement total du portefeuille, vous devrez déterminer celui-ci vous-même.

Par ailleurs, votre taux de rendement « personnel » (ou « taux de rendement pondéré en fonction des flux monétaires externes ») fourni en vertu du MRCC2 vous aide à déterminer si vous êtes sur la bonne voie pour atteindre vos objectifs financiers (p. ex. : « Je veux mettre de côté 2 millions de dollars, mais jusqu’à maintenant, je n’ai que 500 000 $. »). Or, comme cette donnée ne tient compte que de vos dépôts et retraits à un moment précis dans le temps, elle se révèle essentiellement inutile pour comparer vos rendements à des indices de référence ou d’un conseiller à un autre, si vous détenez des actifs auprès de plusieurs institutions. Ainsi, vous ou votre conseiller devriez calculer votre taux de rendement « pondéré en fonction du temps » qui, à juste titre, ne tient pas compte des entrées et des sorties d'argent, ce qui vous permet de comparer des pommes avec des pommes.

Au final, ce sont vos intérêts qui priment

Chez PWL, nous préconisons depuis longtemps des honoraires transparents, des rapports clairs sur le rendement ainsi que des conseils servant les intérêts des clients. Nous accueillons donc favorablement les obligations d’information accrue du MRCC2 auxquelles sera soumise l’ensemble de l’industrie.

Par : Jennifer Vachon | 0 commentaires
5 décembre 2016

Six questions à poser à votre conseiller financier (ou peut-être une seule)

Vous ne voudriez pas confier les économies de toute une vie à n’importe qui, n’est-ce pas? Mais force est d’admettre que, quand vient le temps d’évaluer des conseillers financiers, c’est généralement vous qui êtes désavantagé en raison de votre manque de connaissances.

Déterminer si l’offre d’un conseiller financier est satisfaisante est un peu comme jouer au poker alors que c’est votre adversaire qui a toutes les cartes en main. Voici six questions que vous pouvez poser à votre conseiller financier pour mettre toutes les chances de votre côté et faire un choix éclairé. 

1. Quels moyens avez-vous pris pour agir dans l’intérêt de vos clients? 

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Quiconque souhaite vous conseiller quant à votre bien-être financier doit être prêt à faire passer vos intérêts avant tout. Malheureusement, rien n’oblige les conseillers à le faire. C’est à vous de reconnaître ceux qui prétendent assurer vos arrières, mais qui vous laisseront tomber dès que vous aurez le dos tourné.
 
Selon nous, si un conseiller ne s’engage pas totalement à agir dans votre intérêt en toutes circonstances, il n’est pas nécessaire d’aller plus loin. 
L’entrevue est terminée
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Indice : L’un des moyens de savoir si un conseiller est déterminé à faire de vos intérêts sa priorité est de vérifier s’il a réussi une évaluation du Centre for Fiduciary Excellence (CEFEX) et obtenu la certification CEFEX qui confirme que son cabinet respecte les meilleures pratiques de l’industrie. PWL Capital est fier d’être l’un des premiers cabinets de conseillers en placement au Canada à avoir satisfait avec succès au processus de certification indépendante pour l’ensemble de ses activités.

2. Comment êtes-vous rémunéré? 

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Les conseillers peuvent être rémunérés au moyen de frais de gestion que vous leur versez directement, ou encore en vertu d’ententes avec des tiers. Nous sommes d’accord avec John Bogle, le fondateur de Vanguard, dont les mots empruntés à l’Évangile pour décrire la rémunération des conseillers sont devenus célèbres : « Nul ne peut servir deux maîtres ». Si votre conseiller reçoit de tiers des incitatifs non divulgués, les promesses que d’autres lui font miroiter – commissions non divulguées, quotas de vente, ententes de recommandation ou primes pour recommander un produit plutôt qu’un autre – pourraient lui faire perdre de vue vos intérêts. Pour que votre réussite financière soit le seul « maître » de votre conseiller, il est préférable de conclure une entente de rémunération transparente fondée sur des honoraires.

3. Quelle est votre stratégie de placement et pourquoi? 

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Comment le conseiller gérera-t-il votre argent?

  • Offre-t-il une politique de placement personnelle qui définit vos objectifs financiers et les stratégies pour les atteindre? 
    La structure de votre portefeuille se fonde-t-elle sur des décennies de données solides démontrant la meilleure manière de bénéficier de la croissance du marché à long terme compte tenu de votre tolérance au risque? 
    La stratégie est-elle mise en œuvre au moyen de solutions efficientes et à faibles coûts qui utilisent ces données de façon optimale? 
    Vos actifs sont-ils considérés comme faisant partie d’un tout, qu’ils soient directement gérés par votre conseiller ou détenus dans des comptes externes comme le régime de retraite de votre entreprise?

4. Quels services m’offrez-vous en contrepartie des frais de gestion? 

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Selon votre situation, vous pourriez avoir besoin d’un conseiller financier qui, en plus de gérer vos placements, peut vous offrir des services de planification financière, de planification de retraite, de planification successorale, de planification fiscale, de gestion des risques (assurance) ou répondre à tout autre besoin particulier en matière de planification et de gestion. Vous pourriez trouver, pour le même prix que celui payé pour la gestion de base de vos placements, un gestionnaire de patrimoine qui sait comment ajouter de la valeur et réduire les risques pour l’ensemble de vos besoins financiers.

5. Pouvez-vous me fournir plusieurs références? 

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« Faites-moi confiance, je suis ingénieur »

Il est toujours intéressant de savoir ce que d’autres pensent d’un conseiller avec qui vous envisagez de faire affaire. Évidemment, vous devez vous attendre à être dirigé vers des clients qui sont satisfaits de la relation, mais vous pouvez pousser votre enquête plus loin en posant des questions précises, par exemple en interrogeant les clients sur ce qu’ils ont préféré et ce qu’ils le moins aimé de leur expérience avec le cabinet. 

6. Comment me communiquerez-vous l’information sur le rendement?

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Il y a de bonnes nouvelles à cet égard. La mise en œuvre de la majeure partie de la deuxième phase du Modèle de relation client-conseiller (CRM2) est prévue pour janvier 2017. Certes, nos organismes de réglementation ne remporteront probablement pas de prix pour leur créativité artistique, mais, malgré son nom résolument peu accrocheur, CRM2 vise à accroître l’uniformité et l’exhaustivité des rapports de rendement et des informations connexes dans l’ensemble du secteur financier.

C’est une bonne chose… du moins pour ceux qui font des intérêts de leurs clients et de la transparence des prix une priorité. Ceux pour qui ce n’est pas le cas pourraient devoir abandonner la partie. CRM2? Nous sommes prêts!

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Par : Jennifer Vachon | 0 commentaires