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Investissement actif et investissement passif

7 août 2018 - 0 commentaires

 

Ceux d’entre vous qui suivent mes vidéos depuis un moment savent que je parle beaucoup d’impôts et de planification. Je vais maintenant me pencher sur les placements, en commençant par le débat sur l’investissement passif et l’investissement actif. Cette bataille fait rage depuis de nombreuses années, mais je veux vous expliquer de manière très terre-à-terre pourquoi l’investissement passif est préférable. 

Les évaluations rationnelles et les investisseurs irrationnel

Tout d’abord, il y a deux aspects importants qui doivent être examinés dans ce débat. L’un d’eux est l’évaluation rationnelle et théorique de l’efficience ou de la non-efficience des marchés boursiers. Autrement dit, est-ce que nous sommes capables, vous et moi, de battre le marché en sélectionnant des titres? Et si les marchés sont efficients, dans quelle mesure le sont-ils?

Le deuxième aspect nous concerne, en tant qu’êtres humains irrationnels ou « normaux », par opposition aux « optimiseurs » parfaitement rationnels que les économistes classiques croient que nous sommes. Je parlerai aussi de ce qui nous empêche de tirer parti des éventuelles inefficacités du marché.

La gestion de portefeuille active vise à surperformer le marché par rapport à un indice de référence en sélectionnant des titres spécifiques, tandis que la gestion de portefeuille passive vise à imiter les placements d'un indice donné.

Avant d’approfondir ces deux aspects, commençons par définir ce que j’entends par « investissement passif ». L’investissement passif est une approche fondée sur des preuves qui permet de constituer un portefeuille de milliers de sociétés sans faire de prédictions.

Basé sur des preuves

Qu’est-ce que je veux dire par « fondée sur des preuves »? Eh bien, tous les gestionnaires du monde vous diront qu’ils ont des preuves leur permettant de sélectionner les meilleurs titres… donc, il faut tout d’abord définir ce qui constitue une preuve. Aimer le chef de la direction ou les produits d’une société n’est PAS une preuve. Que l’entreprise ait une marque cool et qu’elle soit omniprésente sur Facebook et Twitter n’est PAS une preuve. Qu’un article sur l’entreprise ait été publié dans le journal de la fin de semaine n’est PAS une preuve.

On peut parler de preuve quand la méthode de sélection des sociétés est fondée sur des chiffres fiables et qu’elle a été testée sur 50 ans, voire 100 ans, de données sur les marchés. Les preuves doivent être testées de manière rigoureuse pour être significatives sur le plan statistique, et pas seulement au hasard. Autrement dit, elles sont testées en fonction des meilleures pratiques scientifiques, plutôt que de règles générales et d’intuitions. 

Quand on examine des preuves, et je parlerai de certaines des études théoriques dans mes prochaines vidéos, les gestionnaires actifs ne sont tout simplement pas capables de battre le marché systématiquement. 

Dans mes prochaines vidéos, je vous présenterai deux notions concernant l’aspect rationnel du débat qui ont valu un prix Nobel à leurs auteurs : la théorie de l’efficience des marchés et l’arithmétique de la gestion active. Après cela, j’examinerai les préjugés dont nous faisons preuve dans nos comportements et je remettrai en question notre capacité à prendre des décisions parfaitement rationnelles. 

Par : Peter Guay avec 0 commentaires.
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